| La Terrasse d'été du "Passage" |
Avec des copains, Vincent Carteron a créé Lyon Poche en 1971. Aujourd’hui patron du “Passage”, il ne pouvait être indifférent au compte à rebours du n°2000 ! En 1985, Carteron achetait “le Passage Tolozan” - déjà un resto - ancien repaire du parti radical d’Edouard Herriot ; du nom d’un passage qui permettait de trabouler de la rue du Plâtre jusqu’à la rue Longue. En traversant les trésors cachés d’une cour italienne, isolée du bruit et de l’agitation de la Presqu’île. C’est aujourd’hui la terrasse d’été du “Passage” pour une vingtaine de privilégiés. Dès l’ouverture, la “fine gueule” Claude Chabrol - réalisateur de “Poulet au Vinaigre” - légendait le restaurant avec une espiègle dédicace : “J’ai envie d’être éternellement de passage” ! La réputation de la table et la tonalité du lieu étaient ainsi actées ! Depuis, pas de passage à vide, “Le Passage” joue dans la cour des grands. Et n’a connu que 3 chefs ! Chaque partant surclassant son second. Daniel Ancel, “le Depardieu de la cuisine lyonnaise”, avait ainsi précédé Christian Bacques (il régale aujourd’hui à Mexico) qui lui même avait promu le chef d’aujourd’hui, Fred Cordier. Livre d'or Vincent Carteron égrène les souvenirs en compulsant son “livre d’or”. Un vrai palmarès de Cannes ! Dans les studios d’Hollywood, on doit mieux connaître “Le Passage” et Thierry Frémaux que la Ville de Lyon ! Carteron n’a servi qu’une fois “hors les murs”, à la demande de Clint Eastwood, lors de sa réception à l’Institut Lumière ! L’ex-maire de Carmel rêvait de déjeuner dans le décor du Musée du Cinéma... Facile. Fondu-Enchaîné Pas de dispersions dans la carte mais des mets qui vont droit à la saveur. Tel ce plat-vedette créé par Ancel. Un ragoût de homard accommodé avec les antinomiques lentilles confites au lard. Un accord inédit. C’est le cumin “qui fait la liaison”. Ce n’est que le début du film ! Patrick Löhr |
Avec des copains, Vincent Carteron a créé Lyon Poche en 1971. Aujourd’hui patron du “